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Réflexions

Adieu, Roméo.

« Aimer, ce n’est pas se regarder l’un l’autre, c’est regarder ensemble dans une même direction. »
Antoine de Saint-Exupéry

 

Voilà une citation que je me répète inlassablement depuis la première fois que je l’ai traduite, il y a cinq ans de ça. Une phrase que je faisais semblant de comprendre et que j’appliquais à chaque nouveau coup de cœur. Des attirances peu nombreuses, uniques, qui m’ont permis de grandir et d’évoluer.
Notre expérience a été unique. Elle m’a permis de grandir. Je le répète pour la simple et bonne raison qu’aujourd’hui, je tourne enfin la page.

 

Cette fois-ci, je ne me force pas à te quitter…

Je ne m’oblige pas à t’ignorer. Je n’essaie même pas de t’oublier… J’ai enfin compris : tu fais partie de mon histoire, comme je fais partie de la tienne. Tu fais partie de moi, tout comme je fais partie de toi. Tu as contribué à mon évolution. Si ce n’est pas trop prétentieux, j’espère en avoir fait de même pour toi.
Aujourd’hui, je te laisse en paix. Comme une simple amie qui te dit au revoir. Pas de tristesse. Pas de colère, ni de rancœur. Nos récentes rencontres m’ont permis de dépasser ces états et ces émotionsceux-là même qui ont accompagné nos premiers adieux. Et j’ai fait face à l’inéluctable…

 

Nous sommes finis.

Si cette expression peut sembler péjorative, je trouve qu’elle englobe au contraire toute la portée positive de notre expérience.
Nous sommes finis. Nous sommes grandis, nous avons grandi, nous avons évolué… Et nous avons avancé. J’ai avancé. Dans nos périodes communes, comme dans nos moments de solitude. Et maintenant, je comprends. Quand bien même nous avons pu nous regarder l’un l’autre, nous n’avons jamais regardé ensemble dans la même direction. Qu’il s’agisse d’une direction ou de la direction. À aucun moment nous n’avons pris le temps de réellement apprendre à connaître l’autre.

On peut blâmer la différence d’âge, de caractère ou de mode de vie… L’essentiel est que nous nous sommes tellement éblouis l’un l’autre que nos motivations et nos choix de vie personnels ont à peine été abordés. Nous avons vécu presque deux ans dans le perpétuel déni de l’autre, à la recherche du reflet de notre propre individualité… Sans succès, bien entendu.

 

Qui pourrait vivre dans une telle illusion ?

Pas des êtres qui tiennent à rester sincères envers eux-mêmes. Le rêve s’effrite bien vite, face à notre propre vérité.
Et pourtant… Malgré nos propres connaissances, malgré nos propres souvenirs, nous avons failli retomber dans le même piège. Durant un bref instant, nous nous sommes à nouveau ébloui. Même si nous savons l’un comme l’autre que nous ne parvenons aucunement à nous saisir.

Seulement, cette fois-ci, le mirage n’a eu ni la durée, ni l’effet habituels. Nous sommes aussitôt revenus à la réalité.
Je dis « nous » car il me semble que tu l’as perçu aussi – quand bien même la distance semble à nouveau te faire revenir vers moi. Nous n’avons pas grand chose en commun, si ce n’est une certaine admiration mutuelle. J’ignore ce que tu en penses et je ne me permettrais pas de le faire à ta place.
Tout ce que je sais est que je ne ressens rien d’autre qu’un sentiment d’amitié envers toi. Ainsi qu’une forme de mélancolie quant à ce que nous avons vécu au début de notre histoire.

 

La lumière est retombée…

Et dans la claire obscurité de mon cœur, je sens que notre expérience m’aura ouvert les yeux.
Un jour prochain, quand je serai prête, je serai attirée, happée et guidée par l’éclat d’un chemin semblable au mien. Et il en sera de même pour toi. Je pars confiante.

 

Adieu, Roméo.

 

 

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