Donner des cours à des adultes

Donner des cours à des adultes

Donner des cours à des adultes est une expérience à laquelle j’ai eu accès lorsque j’étais encore étudiante.

Je vous avoue que j’avais envie d’écrire des articles au sujet de mes expériences estudiantines bien plus tard. Seulement, suite à mon entretien de ce matin, je me sens… inspirée.

 

Avant de vous en dire plus au sujet de « l’art » d’enseigner à des adultes, je vais commencer par vous expliquer le contexte. Après avoir réussi avec brio ma première année de licence en langues et civilisations étrangères, j’ai décidé de me tourner vers une voie un peu plus professionnalisante. Mon projet étant de devenir professeur de français en Corée du Sud, je me suis naturellement tournée vers une licence pro en didactique du français. Ce n’est pas dans le cadre de stages que j’ai eu l’occasion d’appliquer mes connaissances fraichement acquises… Mais lors de diverses « réunions » entre adultes venus de tous horizons.

 

Depuis mon entrée à l’université, j’avais déjà eu l’occasion de donner des petits cours. D’anglais, de français… Et aussi de coréen ! (dans le dernier cas, ce n’était pas réellement enseigner. Je ne faisais qu’appliquer ce que je venais d’apprendre pour aider une camarade plus âgée ayant du mal à suivre)

La plupart de ces petit cours étant individuels, je peux vous dire que ça m’a fait tout drôle de me retrouver face à un groupe ! (maintenant que j’y pense, animer une réunion Tupperware ou LR n’est pas réellement différent, dans l’action) Tout ce à quoi je pouvais penser était : « Ne bafouille pas, ne bafouille pas, ne bafouille pas ! »

 

Au final, tout s’est très bien passé, dès la première fois. J’ai réussi à me faire comprendre et surtout à faire comprendre à mes « élèves » ce qu’il y avait à savoir. Parfois, la barrière de la langue menait à des situations plus ou moins cocasses, mais nous parvenions tous à y faire face, ensemble.

 

Des avantages…

L’avantage, quand on enseigne à des adultes et jeunes adultes, c’est qu’on fait face à une certaine maturité et une certaine concentration. Surtout lors des premiers cours. Et si jamais il arrive que l’on bafouille ou que l’on fasse des lapsus, on a droit à une grande compréhension. Même si on est l’intervenant et qu’on est censé montrer l’exemple. On peut partager pas mal d’expériences, et on découvre aussi des choses sur les autres cultures.

 

Et des inconvénients

Le désavantage (en individuel comme en groupe) est que, les étudiants étant adultes, ils ont déjà une certaine expérience. Ils ont leur vie et le fait de se voir « rétribuer » au rang d’élève face à une personne plus jeune qu’eux peut poser soucis. J’ai pu le constater quand je me retrouvais face à des groupes composés de personnes de la même ethnie/nationalité… En général, elles tendent à être facilement déconcentrées, à parler entre elles et là… c’est le drame ! haha

 

Photo trouvée sur Pixabay

 

Il ne faut pas croire, être en face d’un public adulte n’est pas forcément plus aisé qu’être face à des enfants. Comme je l’explique ci-dessus, il faut réussir à instaurer une certaine confiance et assurer sa crédibilité face à des personnes plus âgées que nous. Si beaucoup sont assez cools, il y en a aussi qui parviennent à nous faire douter de nous et de nos capacités par manque… d’enthousiasme, dirons-nous. C’est dans ces cas-là qu’il faut faire preuve d’une grande contenance, de compréhension, de pédagogie et surtout, de fermeté.

Je me demande comment ça se passera, le jour où je serai face à des enfants ou à de jeunes adolescents. Pour avoir donné bénévolement plusieurs cours de soutien individuels à des enfants de onze-douze ans, j’ai déjà pu remarquer qu’ils sont un peu plus « malléables » que les adultes. C’est sûrement dû au fait qu’ils ont moins d’expérience et qu’on a moins de chances de faire face à des caractères ultra-catégoriques et donc, fermés.

 

En tant qu’étudiante en langues étrangères, je ne pouvais que comprendre les appréhensions des autres élèves. Leurs difficultés face à certaines notions, leur gêne et leur manque de confiance en eux, lorsqu’ils devaient parler devant le groupe… C’est assez difficile ! On se sent souvent idiot haha. C’est comme si nous redevenions des enfants incapables de se faire réellement comprendre. Mais c’est très satisfaisant quand, grâce à beaucoup de pratique, on arrive à un bon niveau.

 

Dans l’ensemble, je retiens de ces expériences énormément de positif. Malgré quelques petits déboires, j’ai eu l’occasion de découvrir beaucoup de choses. De nouvelles cultures, des personnalités intéressantes… Ces petites sessions étaient surtout l’occasion de partager et d’apprendre.

J’ai eu beaucoup de chances, car je suis le plus souvent tombée sur des personnes qui avaient déjà quelques petites notions de français. J’ai rarement eu l’occasion de devoir enseigner à un enfant ou un adulte qui ne connaissaient rien de notre langue. Une seule fois, pour tout dire. Et le jour où ce cas de figure arrivera à nouveau, j’espère que je pourrai suivre cet élève jusqu’au bout. Et lui permettre d’atteindre le niveau nécessaire pour pouvoir poursuivre tranquillement sa  vie et évoluer comme il le désire dans notre beau pays.

 

Quant à vous, chers amis ? Y a t-il parmi vous des personnes qui ont aussi eu l’occasion d’apprendre le français à un(e) étranger(e) ? Ou comment s’est passé votre apprentissage d’une langue étrangère ? Avez-vous pu vous immerger entièrement dans la culture d’un pays non-francophone ? Qu’avez-vous gardé de cette expérience ?

 

Je vous souhaite une très belle soirée 🙂

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