C’est décidé, j’arrête de fumer ! Fini la cigarette.

C’est décidé, j’arrête de fumer ! Fini la cigarette.

C’est décidé, j’arrête de fumer ! Et ce, à partir d’aujourd’hui.
Je devais vous faire un article dans l’une des catégories du Mardi, aujourd’hui, mais je trouve que ça entre aussi dans la catégorie Envie de tout bouger. C’est pourquoi vous pourrez retrouver cet article dans ces deux catégories et qu’il n’y aura pas d’article demain, mercredi 😉

 

Pourquoi ? Pourquoi pas ? Oui, pourquoi pas maintenant ?

Parce que je veux vivre libre. Car je ne veux plus être dépendante de quoique ce soit. Parce que je ne veux plus me ruiner la santé, ni le compte en banque. Parce que je veux garder la forme, au maximum. Car j’ai une famille que je ne veux plus intoxiquer par égoïsme. Parce que mon état  de santé actuel ne me permet pas, non plus, ce genre de folies. Car je veux me sentir bien dans mon corps et ne plus ressentir le stress dû au manque psychologique et physique (même si celui-là est moindre, comparé au premier). Parce que je ne veux plus m’énerver toute seule parce que je n’ai pas assez fumé ou, justement, parce que j’ai trop fumé. Car je ne veux plus être emplie de ce sentiment de culpabilité dès que j’allume une cigarette.

Je peux vous trouver des dizaines de raisons d’arrêter de fumer.
Pour ce qui est de continuer, je n’en ai trouvé aucune.

 

Bientôt, je serai comme ce majestueux volatile : libre comme l’air ! 😉 – Photo trouvée sur Pixabay

 

Mon histoire avec la cigarette

Je n’ai jamais aimé la cigarette. Vivant entourée exclusivement de fumeurs, je passais mon temps à râler dès qu’ils allumaient une cigarette. C’est pourtant à l’âge de 19 ans (dommage d’avoir commencé si tard !) que j’ai testé la cigarette pour la première fois. Par ennui. Juste pour ça. J’étais toute seule dans l’appartement en Belgique où je vivais et mon copain de l’époque (fumeur) avait laissé trainer un paquet de cigarettes au chocolat. Je m’ennuyais fermement. Et quand j’ai aperçu le paquet sur le rebord de la cheminée, une question incongrue m’a traversé l’esprit : « Est-ce que ça a le même goût que les cigarettes en chocolat qu’on achetait à la boulangerie, étant petites ? »

C’est idiot, n’est-ce pas ? Le plus idiot est d’avoir testé, juste pour en avoir le cœur net. J’ai tout de suite aimé le goût. Et l’odeur ne me dérangeait pas. Ça sentait plus comme de l’encens qu’autre chose. Je n’ai pas recommencé avant deux semaines, à un moment où j’étais de nouveau seule. Un mois plus tard, j’achetais mon premier paquet.

Le plus difficile a été quand je suis revenue en France, quelques semaines plus tard. Je fumais déjà beaucoup trop, pour une débutante. Et j’étais déjà malade, à l’époque. On ne vendait déjà plus ce genre de paquets, dans l’hexagone. J’ai donc arrêté pendant un mois, avant de reprendre avec des cigarettes « normales ».  Je n’ai pas arrêté avant de commencer la biothérapie, deux ans plus tard. J’ai arrêté pendant cinq mois. Un gros coup de stress et pouf ! J’ai replongé.

Quand mes amis me demandaient pourquoi je faisais ça, je trouvais toujours plein d’excuses, non valables.

 

« J’aime l’effet que ça fait quand la cigarette entre dans mes poumons »

C’est juste idiot. Ça s’appelle suffoquer. Ce n’est pas vraiment agréable. Mais mon cerveau me faire croire que ça l’est, vu qu’il veut sa minime part de nicotine.

 

« Ça me détend, j’ai l’impression d’être plus forte, voire que ça règle certains problèmes »

Ou pas. C’est juste une impression. Imaginons la situation suivante : je n’ai pas fumé depuis une heure (soit le temps pour que l’effet de ma mini-dose de nicotine disparaisse de mon organisme). Je suis donc déjà en stress vu que je commence à ressentir le manque. Ce qui est un problème. Admettons que je conduise, que je prenne la voiture et que je crève un pneu. Je serai d’autant plus stressée.

Stress du manque + Stress du pneu crevé = méga stress = colère noire.

Quelle sera ma première réaction ? Oui, je vais m’allumer une cigarette, tout à fait. Ainsi, je vais calmer mon premier stress. C’est cool… Sauf que ça ne règle pas mon histoire de pneu crevé. C’est seulement après m’être soi-disant « détendue » que je vais vraiment prendre les mesures pour régler la situation problématique.

Une non-fumeuse aurait tout de suite agit. Elle aurait même réagi de façon moindre face au pneu et aurait réussi à gérer son stress de manière un peu plus positive.

En fin de compte, je me suis créée toute seule du stress rien que par le fait d’être fumeuse. Je crois que ça me détend et que ça me permet d’être plus calme face à certaines situations, alors qu’en réalité, je ne fais que palier au manque de nicotine. La non-fumeuse n’aurait jamais été aussi stressée, puisqu’elle n’avait pas le stress du manque de cigarette.

Je ne sais pas si ce que j’essaie de vous écrire est compréhensible et/ou a du sens pour vous. Quoiqu’il en soit, c’est ce que j’ai compris. Et je prends le pneu crevé en exemple, mais ça marche avec n’importe quelle problématique du quotidien ! L’envie se fait de toute manière sentir à n’importe quel moment un peu stressant du quotidien : répondre au téléphone, prendre le volant, garder des enfants…

 

La méthode simple pour en finir avec la cigarette, Allen Carr

C’est LE livre de référence – en mon sens – si on veut arrêter de fumer. Pas de culpabilisation, pas d’énumérations des dangers de la cigarette pour la santé (on les connait tous déjà)… Uniquement un point de vue et un lavage de cerveau positifs !

Vous devez vous dire : « Ouais, des livres pour arrêter de fumer, pourquoi celui-là ? ». Parce que la méthode fonctionne, tout simplement. Il ne s’agit pas de vous dire que seule la volonté d’arrêter la cigarette compte. On sait tous à quel point c’est difficile d’arrêter quand on ne compte que là-dessus. Et c’est parti pour des semaines/mois/années de souffrance, car on a toujours envie de cette fichue cigarette. On n’a pas neutralisé le cercle vicieux de la dépendance. Et comme Allen Carr le dit parfaitement dans son livre, ce n’est pas la dépendance physique, la plus difficile à combattre. C’est la dépendance psychologique.

 

Image trouvée sur Priceminister

Qu’est-ce qui fait qu’on peut accorder autant de crédit à cet auteur ?

Tout d’abord, Allen Carr était un ancien fumeur, quand il a écrit son livre. Il est passé de 100 cigarettes par jour à 0 ! Sans souffrir du manque, alors que ce n’était pas la première fois qu’il essayait (les premières fois s’étaient soldées par des échecs). Sur le coup, il semble qu’il n’ait pas trop compris de quelle manière il avait réussit à effectuer ce challenge. C’est après un énorme travail sur lui-même et sur d’autres fumeurs qu’il a compris le processus psychologique qui a fait qu’il avait réussi cette fois-ci et pas les autres. C’est ce qu’il essaie d’expliquer dans son livre.

Petit message en aparté : il faut savoir qu’Allen Carr est décédé en 2006, suite à… Un cancer du poumon…!

 

Pourquoi certaines personnes y arrivent avec sa méthode et d’autres pas ?

Parce que celles qui n’y arrivent pas n’ont tout simplement pas compris tous les points du livre (consciemment ou non), parce qu’elles n’ont pas suivi toutes les instructions positives permettant à nos différents niveaux de conscience de capter le message. Ou tout simplement parce qu’elles n’ont pas lu le livre en entier ou ont arrêté avant d’avoir fini de lire le livre.

 

Pourquoi j’ai repris la cigarettes, après 5 mois d’abstinence, malgré la réussite de la méthode ?

Parce qu’à ce moment-là, je ne suivais plus les instructions écrites dans le livre. Pour tout dire, je commençais même à les oublier. Je ne tenais que par la volonté, ce qui n’était visiblement pas suffisant. À ce moment-là, au lieu d’allumer une cigarette qui en a entrainé une autre, puis une autre… J’aurais dû simplement relire le livre et me rappeler pourquoi et comment j’avais arrêté, en premier lieu.

 

Une méthode controversée

Bien sûr, cette méthode a reçu beaucoup de critiques. Certains chercheurs ont décrété qu’il n’y avait pas de preuve d’efficacité de la méthode Allen Carr. Mais il faut savoir qu’ils disent à peu près la même chose de l’acupuncture, hypnose… Qui fonctionnent très bien sur la majorité des personnes qui ont testé ces méthodes-ci.

Donc facile de dire de telles choses quand on sait que le marché du tabac rapporte énormément au gouvernement. Qu’on vend aux fumeurs qui essaient d’arrêter de fumer des dérivés de nicotine – ce qui, intrinsèquement, renforce l’effet de dépendance des fumeurs qui croient alors avoir véritablement besoin de la nicotine dans leur vie.

Que fait-on, en général, pour faire qu’un alcoolique arrête de boire ? On ne lui donne pas une goutte d’alcool. On le sèvre.

C’est la même chose pour un fumeur. Le fonctionnement de la dépendance est le même. Alors pourquoi mettre en doute une méthode qui permet de s’auto-sevrer sans trop souffrir du manque et sans empirer le phénomène de dépendance ?

Pourquoi persister à vouloir prescrire ou vendre des substituts nicotiniques aux personnes qui veulent vraiment arrêter tout ce phénomène de dépendance ? Je ne répondrai pas à cette question. Je pense que vous avez vous-même compris les enjeux qui se cachent derrière toutes ces pratiques… 😉

 

Et vous, alors, les spondylamis ? Fumez-vous ? Si oui, comptez-vous arrêter sous peu ? Avez-vous déjà arrêté de fumer ? Ça n’a pas été trop difficile ? Ou vous êtes-vous, vous aussi, aidé de la méthode Allen Carr ?

 

En attendant vos réponses, je vous souhaite de passer deux très belles journées 🙂

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4 thoughts on “C’est décidé, j’arrête de fumer ! Fini la cigarette.”

  • bonjour Camille ! je suis dans ma phase d’attaque de sevrage tabagique ( je dis attaque car je suis encore dans le désir de fumer quand je sens l’odeur d’une cigarette qui se consumme dans la rue , quand je vois quelqu un fumer etc et je ressens encore ces élans d’envie qui me taraudent par pic en journée ) .j’ai lu le livre d’allen carr qui m’a aide mais j’avais besoin de plus que ça pour m’accompagner dans ce sevrage : je suis passée à l ‘e cigarette .La route est longue mais je me sens plus forte avec cette alliée et pas le choix , je ne dois plus toucher à ces poisons , cela ne fait qu’empirer mon crohn !
    bon courage dans cette defume !!

    • Bonjour LadyWonderland !
      Merci d’avoir laissé un petit commentaire hihi
      Ah, comme je te comprends ! As-tu aussi la (mal)chance d’être entourée exclusivement de fumeurs ? Ces pics d’envies sont terribles. Personnellement, j’y remédie en pensant à de belles choses, comme à la sensation de l’air qui passe dans mes poumons. Je me dis : « D’ici quelques semaines, je respirerai mieux. Et j’aurai moins de risques de ronfler » haha. Bon, j’avoue aussi que je râle un peu plus, mais pas tant que ça, finalement 😉
      Et au niveau de l’e-cigarette… Y a-t-il beaucoup de nicotine dedans ? Ne crains-tu pas de voir ton sentiment de dépendance aller en s’accentuant, mais avec l’e-cigarette, cette fois-ci ?
      Je ne connais pas beaucoup ce genre de cigarettes, je te l’avoue. Je ne connais personne qui les utilise. Une amie l’a fait pendant une période. Elle a vite dû arrêter. Son médecin lui a déconseillé d’utiliser l’e-cigarette et lui a dit que si elle avait peur d’arrêter de fumer, autant continuer avec les cigarettes normales, à hauteur de 5 par jour max. D’après lui, les péricardites qu’elle enchainait depuis des mois et l’e-cigarette étaient liées.

      Merci pour le bon courage. Je te souhaite la même chose et pour ta maladie aussi ! Toutes ensemble contre cette drogue !

  • Bravo ! 🙂
    Tout ce que tu dis, c’est exactement ça : la cigarette ne fait que régler les problèmes qu’elle crée elle-même, et en aucun cas elle ne facilite la vie, bien au contraire ! C’est ce à quoi je pense à chaque fois qu’une envie me prend : à tout ce que je vais perdre si j’en fume ne serait-ce qu’une. Et l’envie passe vite. ^^
    ça fait maintenant 11 mois que j’ai arrêté (enfin, re-arrêté ^^), presque 7 que je n’en ai pas fumé une seule (les fêtes de fin d’année sont très dures pour moi et j’ai craqué ^^), et c’est en grande partie grâce à la lecture de ce livre. Les gens peuvent en dire ce qu’ils veulent, il va marcher sur eux ou pas, mais en tout cas, personne ne peut nier qu’il ne fait qu’y énoncer de pures vérités !
    En tout cas, je te souhaite du courage et une merveilleuse nouvelle vie sans cette saleté ! <3

    • Hihihi merci ! ^^
      Ah, voilà, c’est nettement mieux formulé comme ça ! Je suis contente de voir que ce que j’ai décrit est suffisamment compréhensible. Parfois, je m’emballe un peu trop et ne sais plus formuler quoique ce soit lol
      C’est tout à fait ça ! Penser à tout ce qu’on a à perdre à cause de la cigarette. Et surtout à tout ce qu’on sait qu’on va gagner, sans désespérer ^^.
      11 mois d’arrêt ! Félicitations ! Bientôt tu vas pouvoir fêter l’anniversaire de ta libération ! 😉
      C’est franchement compréhensible ! D’autant plus si tu étais entourée uniquement de fumeurs… Suffit qu’ils n’aient pas envie d’ouvrir les fenêtres pour aérer un peu etc… J’ai connu ce genre de situations dès mon premier mois d’arrêt, en octobre 2016. Juste horrible… Et difficile de résister !
      C’est là qu’on voit qu’en tant que fumeur, on n’a souvent pas vraiment de considération pour les non-fumeurs/ex-fumeurs. On est terriblement égoïstes, malgré la culpabilité qui nous tient parfois.

      De pures vérités ! C’est juste ça. Et il est vrai que personne ne peut dire le contraire. Ou alors, si un fumeur ose le faire, ça signifie justement qu’il a peur d’arrêter et est encore trop sous l’emprise de la drogue. Ça, on ne le comprend qu’après la (re)lecture du bouquin.

      En tout cas je te remercie pour ton témoignage, j’ai été très contente d’avoir une fois encore la preuve que ce genre de méthode marche et qu’on peut tou(te)s y arriver !
      Fighting pour la suite de ton combat contre cette cochonnerie 🙂
      Et merci pour tes souhaits 😉 Je te souhaite également la même chose !
      Passe une belle journée <3

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