Les traitements médicaux

Les traitements médicaux

Je ne vais pas m’étendre sur le sujet. Après tout, il vous suffirait juste de taper les mots-clés « traitements+spondylarthrite » sur Google pour que vous trouviez tout ce qu’il y a à savoir sur ce sujet. De plus, les spondylosaures qui me lisent savent déjà de quoi il en retourne. Je n’écris cet article uniquement pour les « novices » de la S.A. et les spondylamis souhaitant s’informer sur ce que vivent ou risquent de vivre leurs proches.

Il faut savoir qu’aucun traitement ne peut guérir la S.A. Quand elle est là, elle ne nous lâche plus. Par contre, il existe quand même des moyens de diminuer les douleurs. Un autre fait à mentionner : aucune S.A. ne ressemble à une autre. Ce qui peut fonctionner pour certains ne marchera pas pour d’autres. Ce n’est pas pour autant qu’il faut désespérer : même si un traitement ne fonctionne pas (ou pas complètement), il n’est pas du tout exclu de trouver une thérapie qui vous convienne. Comme je l’ai déjà dit dans l’article sur la S.A., il faut trouver LE médecin qui sera à votre écoute, compétent dans son domaine et ouvert d’esprit.

Personnellement, c’est grâce à un rhumatologue de Roanne (42) que l’on a enfin trouvé ce que j’avais et qu’on m’a, par la suite, donné un traitement. Il a refusé de baisser les bras et de me laisser dans l’état dans lequel j’étais. Il m’a envoyée à l’hôpital universitaire le plus proche afin d’avoir l’avis d’un professeur spécialisé dans les rhumatismes inflammatoires (apparemment plus important aux yeux de la Sécurité Sociale dans le cadre de l’attribution d’anti-TNF alpha -> voir plus bas). D’ici quelques mois, je suis censée retrouver une vie presque normale.

Traitements anti-douleur :

Antalgiques, anti-inflammatoires non-stéroïdiens

Ce sont les médicaments les plus utilisés pour traiter la S.A. On retrouve parmi eux l’Aspirine®, l’Ibuprofène®, Paracétamol®, Voltarène®, Piroxicam®, Kétoprofène®. Ces trois derniers, plus puissants, sont prescrits par votre médecin. Attention, cependant, car leur utilisation peut entraîner des soucis au niveau gastrique. C’est pourquoi il vaut mieux demander à votre médecin de vous prescrire en complément des médicaments pour protéger votre estomac (pansements…).

Injections de corticoïdes

Au besoin, votre médecin peut vous en injecter. Il y en a aussi certains qui donnent de la cortisone sous forme de pilule. Lorsque je vivais à l’étranger, mon médecin traitant de l’époque a voulu essayer ce genre de médicaments, afin de vérifier si ça fonctionnait (d’après ses dires, car je n’ai encore jamais entendu parler de gens à qui la cortisone ne fait aucun effet).

Traitements dits « de fond » :

Ce sont des médicaments le plus souvent utilisés sur les personnes dont la S.A. est particulièrement active. Pour les cas « graves » de spondylarthrite, d’après beaucoup de site Internet axés sur la santé. Ils sont les seuls à pouvoir agir sur l’évolution de la maladie tout en soulageant les patients.

Sulfasalazine® et Méthotrexate®

Biothérapies (anti-TNF alpha)

Chacune de ces thérapies apporte bien entendu son lot d’effets indésirables. Il semblerait par exemple que le Méthotrexate® soit très puissant (il est utilisé dans les traitements contre le cancer) et induire des chutes de cheveux, ulcérations de l’appareil digestif… Je ne connais pas du tout le Sulfasalazine®. Mais on dirait bien que la liste des effets indésirables soit longue.

Je peux plus facilement vous parler des biothérapies puisque c’est ce que j’utilise depuis quelques semaines. Les anti-TNFa, comme leur nom l’indique, s’attaquent directement aux TNF-alpha. Ceux-ci sont des cytokines – substances permettant aux cellules de se coordonner entre elles, à ce que j’ai compris – ayant des fonctions anti-infectieuses et anti-tumorales (ouh bien !)  et qui, dans le cadre de certains maladies, encouragent les poussées inflammatoires (ouh pas bien !).
Les anti-TNF alpha sont donc censés inhiber ces fameuses cytokines. Mais, ce faisant, il y a un risque plus élevé d’avoir des infections de tous ordres. Des infections à soigner au plus tôt si l’on ne veut pas les voir empirer au point d’engager notre pronostic vital. (Non non, mes rhumatologues ne m’ont pas du tout fait flipper en me disant ce genre de trucs). J’écrirai un article au sujet de ma biothérapie que je posterai dans la catégorie Mes expériences.

 

 

Kinésithérapie, physiothérapie…

Même si ça parait difficile au départ, surtout pendant les périodes de crises, il ne faut surtout pas oublier un point : bouger est le meilleur moyen de se soulager. Il faut faire un maximum d’exercices physiques. Je ne parle pas de faire 10km de course à pied… Il faut être raisonnable et procéder en fonction de ses propres capacités.

Par exemple, on m’a beaucoup conseillé de faire du vélo (d’appartement ou non). Je n’arrivais pas à m’y mettre. Au final, je me suis préparé toute seule un petit programme adapté à mon cas que j’ai suivi ces dernières vacances d’été : marche 30 min/jour, balnéothérapie 30 min deux fois/semaine, natation lorsque c’était possible… Ma chiropracteur était très contente !

On ne s’en rend pas compte, quand on souffre au point de ne plus oser bouger le petit doigt, mais il est important de bouger, quelles que soient les circonstances. Même s’il s’agit juste de faire son ménage. C’est déjà ça de fait. Sinon, les choses risquent d’être pires qu’elles ne le sont : mauvais posture, baisse de la capacité respiratoire, parfois ossification des ligaments plus rapide, perte musculaire entrainant des douleurs encore plus importantes… Si vous ne bougez pas, la liste de vos maux s’allongera automatiquement.

La chirurgie

Uniquement lorsque les articulations sont très endommagées.

 

Il existe d’autres moyens plus naturels pour se soulager. Vous trouverez dans la rubrique J’ai testé pour vous… toutes sortes d’articles sur les thérapies et autres traitements, méthodes alternatives pour se sentir mieux dans/avec son corps.

En attendant, j’ai quelques petites questions pour vous : Quel genre de traitement fonctionne pour vous ? Ressentez-vous énormément de différence entre avant et après ? Avez-vous des soucis suite aux effets secondaires ?

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