Cette envie d’indépendance…

Cette envie d’indépendance…
L’envie d’indépendance… Un sujet dont j’avais envie de parler avec vous, en espérant pouvoir compter sur vos propres témoignages, pourquoi pas dans le cadre d’articles invités  😉

 

Pas la première fois…

Non, ce n’est pas la première fois que je suis prise de cette envie de liberté. Non pas que je me sente mal à l’aise auprès de ma mère, bien au contraire ! Comme vous avez pu vous en rendre compte dans mon article Mimoune !, on s’entend même très bien. Mais… (parce qu’il y a toujours un « mais » haha) je ne me sens pas vraiment chez moi. Pas dans le sens où je suis mal accueillie, que je n’ai le droit à rien etc etc… Encore une fois, bien au contraire ! ^^
C’est plus dans le sens où je sens que je ne pourrai me construire pleinement (et, bien plus tard, construire quelque chose avec qui que ce soit) si je vis toujours chez ma mère. Vous voyez ce que je veux dire ?
D’autant plus que… J’ai déjà vécu seule, lorsque j’étais à la fac. Et pouvoir faire ce que je voulais, quand je le voulais, manger ce que je voulais, quand je le voulais… C’était juste super !
Je peux bien sûr faire ça aujourd’hui aussi. Cependant, ce n’est pas pareil. Car je dois suivre un minimum les règles familiales plus ou moins officieuses. Par respect pour les membres de ma famille. Et, parfois, c’est un peu dur, car certaines habitudes de l’époque où j’étais à la fac – puis en couple – sont restées ancrées. Et bien, même !

 

Le reproche « Oui, mais tu vis chez ta mère… »

C’est quelque chose que j’ai souvent entendu, alors que j’étais en couple… Vu que je vivais toujours chez ma mère, je ne pouvais pas être avec Roméo tout le temps (si vous ne savez pas qui c’est, je vous enjoins vivement à lire l’article sur l’Amour). C’était un reproche fréquent, car il disait qu’on ne se voyait pas assez, nanana… J’ai essayé de faire des efforts pour comprendre son malaise (je pensais aussi que nous ne passions pas suffisamment de temps ensemble). Mais… En sachant qu’on se voyait tous les week-ends et qu’il y avait toujours du monde qui s’incrustait plus ou moins chez lui… C’était assez malvenu de sa part. Question intimité/vie de couple, il pouvait se regarder. Que je sois chez lui tous les jours – comme il le souhaitait – ou uniquement les week-ends, au final notre couple et moi-même n’avions pas notre place. On n’était jamais seuls, mais moi j’étais toute seule. Sacré paradoxe, non ?
Bref, ce n’est pas de ces détails dont je voulais vous parler à l’origine.
Ce que je voulais surtout dire, à l’origine, c’est que Roméo n’a pas compris les raisons plus ou moins profondes pour lesquelles je ne voulais pas vivre chez lui. Et il me reprochait du coup le fait de vivre chez ma mère. Pour lui, on aurait cru que ce fait était à l’origine de tous les problèmes de notre couple et de tous ceux sans rapport avec notre couple qui ont pu me tomber dessus au cours de l’année.

 

Les vraies raisons de mon refus.

Or, ce qui m’empêchait de vivre chez lui, c’était tout simplement le manque d’indépendance ! De Liberté ! (avec un grand « L », voui voui). Plusieurs faits m’auraient coupé toute indépendance :

Le lieu de vie

Roméo vit dans un petit patelin paumé au fin fond de la montagne… Je n’ai pas le permis (et, même si je ne devrais pas le dire, je n’ai pas envie de le passer. Trop peur). J’aurais été tout à fait dépendante de lui au niveau des transports, vu qu’il n’y a pas de bus qui passe par son village.

Les « incrustes »

Je n’avais pas mon mot à dire quant aux personnes que je devais fréquenter. Des personnes n’hésitant parfois pas à prendre des décisions importantes à mes yeux, à ma place. Des gens qui ne m’ont pratiquement jamais laissé le choix de quoi que ce soit. Oui, des personnes qui ont même osé me rabaisser, y compris derrière mon dos. (je ne suis pourtant pas vraiment du genre à causer des remous. Surtout pendant ce genre de soirée barbantes où tout le monde picole, sauf moi). C’était comme ça juste les week-ends, alors imaginez si j’avais vécu là-bas toute la semaine ! Attention, je ne dis pas que tout le monde était comme ça, et heureusement. Mais il n’empêche qu’on ne me laissait quand même pas le choix.

Mes amies

Je ne les voyais plus, malgré que j’en rêvais. Parce que – par bêtise et naïveté, sûrement – je souhaitais consacrer mes week-ends à Roméo. Vision de notre couple complètement à sens unique. Une fois dans sa montagne, je n’aurais pu voir uniquement les personnes que lui désirait ! Je pouvais carrément dire adieu à mes amies, je me serais sentie à sa merci. Non, merci !

Sa mère

Je l’aimais bien. Mais… Voilà… Il y a toutes sortes de détails sordides que je vais passer. Je ne me voyais pas vivre dans la même maison que ma belle-mère qui prenait ma « place de femme » et qui nous laissait le plus souvent aussi peu de répit que les potes de Roméo… Et ce, sans même s’en rendre compte ! (Enfin, j’espère, quand même. Sinon, c’est pire que ce que je pensais)

Dépendance financière

En allant vivre chez lui, c’était la fin de tout espoir de travailler ou quoique ce soit… Et même si j’avais eu droit à l’AAH, tout aurait été calculé sur son salaire. Dans ce cas, il est sûr et certain que je n’aurais plus rien eu pour moi. J’aurais dû tout lui demander… Et ça, hors de question ! On n’est plus dans les années cinquante !

 

Il y avait d’autres raisons, beaucoup plus personnelles et anormales et blessantes dont je ne parlerai pas ici. Quoiqu’il en soit, moi qui ai une soif incommensurable de liberté et, paradoxalement, d’attentions/affection/Amour, j’aurais été dans de beaux draps ! Je n’aurais eu ni l’une ni les autres.
Pixabay
Photo trouvée sur Pixabay

Vivre seule, le meilleur moyen de se retrouver réellement ?

Voilà la solution que j’ai trouvé pour remédier à tout ça. J’espère que vous verrez ce que j’essaie de dire. (Roméo n’a visiblement pas encore compris, mais tant pis pour lui. S’il n’a pas compris avant, il ne le fera probablement jamais)
Certaines petites humiliations, les nombreuses piques et le manque de considération au quotidien ont eu raison de mon couple. Je ne suis pas suffisamment armée contre ce genre de bassesses. Cependant, elles ont exacerbé mon envie d’indépendance, de me retrouver, de faire les choses pour moi-même. Au moins, toute cette expérience m’a fait comprendre – une bonne fois pour toute, je l’espère haha – qu’il faut que j’arrête de penser toujours au bien-être des autres en premier… Que je dois d’abord penser au mien, afin d’avoir plus de belles choses à offrir, par la suite. Je ressens ce besoin d’être seule, dans mon chez-moi, d’avoir mon propre petit quotidien, afin de mieux pouvoir profiter des moments privilégiés avec ma famille et mes ami(e)s. C’est sûrement mon côté un peu solitaire qui parle. Mais je crois vraiment que ce serait le mieux pour moi. Et ça fait un moment que j’y pense.

 

En conclusion…

J’ai hâte d’avoir enfin les moyens d’avoir un petit chez-moi. Pas trop éloigné de ma famille, bien sûr ! Un studio dans la même ville serait l’idéal ! Comme ça je pourrai avoir mon indépendance (financière, logement, matérielle, spirituelle etc) et rester proche d’eux. D’autant plus que ma mère va bientôt se marier. Il faudrait que nos deux tourtereaux aient aussi leur petit nid d’amour, voyons ! ^^ C’est pas avec Tanguy 2.0 dans les parages qu’ils vont pouvoir en profiter en amoureux !
Un couple a besoin d’intimité. Je le sais que trop bien. Et avoir moi-même un petit logement me permettra à la fois d’être seule avec moi-même et de profiter – bien plus tard – de mon hypothétique future vie de couple. Tout en ayant tous les bons points à côté (commerces à proximité, transports en commun, médecins…). Je refuse de m’enfermer encore une fois dans une vie qui n’est pas la mienne, juste pour faire plaisir à d’autres.

 

Et vous, alors ? À votre tour de me parler de votre expérience. Avez-vous déjà vécu ce besoin irrépressible d’avoir votre chez-vous ? D’être seul(e) dans votre propre appartement/maison, afin de pouvoir vivre les choses comme vous l’entendez ?
J’ai plein d’autres questions à vous poser, mais je me contenterai de les garder pour moi, jusqu’à ce que l’un ou l’une d’entre vous veuille écrire un article invité sur mon blog à ce sujet haha

 

En attendant vos réponses, je vous souhaite une excellente journée. Et bonne fête nationale ! 🙂
Rendez-vous sur Hellocoton !


6 thoughts on “Cette envie d’indépendance…”

  • Durant mes études, je n’ai pas vraiment vécu seule puisque les logements étaient collectifs. Ensuite, je suis retournée chez mes parents pour, enfin, m’installer avec mon amoureux… Quand ça a été terminé, il était hors de question pour moi de retourner chez mes parents : j’avais besoin de ma liberté. Je me suis installée seule, avec quelques petites appréhensions, mais je ne l’ai jamais regretté. J’ai appris à savoir ce à quoi j’avais envie, moi… j’ai vécu exactement comme je l’entendais, dans un endroit qui me ressemblait… Je te comprends bien 🙂
    Bisous

    • Ah oui, ce qui signifie que tu n’avais jamais vraiment vécu seule avant d’avoir vraiment besoin de ton indépendance. Je te comprends tellement !
      C’est exactement ce que je cherche à retrouver : n’avoir réellement à se soucier que de soi, de ses envies, pouvoir changer de rythme de vie comme on l’entend, manger ce qu’on aura décidé de manger et au moment où on l’aura décidé. Comme ça s’est passé pour toi ^^
      Je suis ravie que tu aies pu prendre quelques petites minutes pour m’apporter ton témoignage. Ça m’a fait plaisir d’avoir une occasion supplémentaire de te lire et de te connaitre un tout petit peu plus.
      Bisous à toi !

  • Quel chouette article 🙂 Et bien construit !
    Je connait les joies de la liberté depuis un an et demi…
    A mes 14 ans, ma mère est décédée, à mes 18 j’étais un peu entre mon père, mon frère (25 ans de plus que moi) et ma soeur (11 ans de plus que moi)
    mais pas de chez moi…
    Le papa des petits est apparu comme le sauveur et on a pris un appartement.
    Ce qui pour moi était synonyme de liberté.
    Sauf que pas du tout. C’est après 7 ans de vie commune qu’enfin, j’ai eu mon chez moi. Seule une semaine sur deux.
    Et je pense que j’ai plus appris sur moi même pendant ce laps de temps que sur ma vie entière…
    Et j’ai passé beaucoup de caps aussi 🙂

    • Je te remercie Callie 😉
      Je suis vraiment désolée pour ta mimoune. Elle a sûrement dû – et doit encore – te manquer énormément. Tu es donc encore en plus la plus jeune de ta fratrie ? Ça a dû être encore moins aisé de trouver ta place.
      Ah oui, le prince charmant qui vient nous sauver de notre mal-être, nous fait croire à notre future liberté, pour nous donner une place dans sa vie – qui est finalement minime à côté de son égo… ^^’ J’ai lu ton article paru dans les coups de cœur d’Hellocoton, sur les égoïstes au lit. Je n’ai pas osé poster de commentaire, mais aujourd’hui je pense le faire 😉
      Quoiqu’il en soit, je ne peux qu’imaginer à quel point tu as dû déchanter avec une égoïste tel que tu le décris sur ton blog. De toute façon, si un mec est égoïste au lit, on n’imagine pas à quel point il peut l’être dans les autres aspects de la vie. Et à quel point ça peut nous faire oublier qui nous sommes, ce qu’on veut dans la vie, voire même aller au point de nous détruire. Bref. À l’origine je ne voulais pas écrire ce commentaire pour descendre les mecs mdr
      Non, ce que je voulais dire c’est que, parfois, on met du temps à avoir le déclic. Mais une fois que c’est fait, plus rien ni personne ne peut nous arrêter, mis à part nous-même. Je suis vraiment contente pour toi que tu parviennes à t’en sortir et te (re)trouver, enfin. Je crois qu’il n’y a pas de plus beau sentiment que cette liberté d’apprendre enfin à se connaître et à suivre les voies qu’on se choisit. Et ce quelles que soient les épreuves par lesquelles on doit parfois passer.

      Je te remercie énormément pour ton témoignage, ça m’a fait plaisir de voir qu’une autre jeune femme s’en sort ne serait-ce que de ce point de vue-là. Ça donne de l’espoir.

      Passe une très belle journée, à bientôt 🙂

      • Yes, la plus petite 😀
        D’une famille toute recomposée de partout. Celle qui est au dessus de moi à 11 ans de plus.
        Oui c’était difficile de trouver ma place parce en fait ils avaient tous leur vie. Je venais un peu m’imposer dans leur vies et je l’ai très mal supporté. Même si attention, ils m’ont bien accueillis, mais c’est moi qui me sentais de trop.

        Ahaha on pourrait faire un article tiens. « article qui sert à descendre les mecs comme on veut ! » bon le titre n’est pas top et il est trop long… Mais à voir ! 😀

        Merci pour ce gentil commentaire ! (cette réponse de commentaire ? ) (tu m’as comprise 🙂 )

        Callie 🙂

        • Je comprends tout à fait ce sentiment : ne pas vouloir déranger, voire s’incruster car on sait très bien qu’ils ont leur propre vie, leur propre routine etc… et en même temps, on ne peut pas faire autrement, des fois ^^’
          Moahaha ! Ça, ça pourrait être bien rigolo ! Mais pour ne pas faire dans le sexisme, il faudra aussi en faire un sur les femmes… Ce sera plus difficile de trouver des arguments mdr (Bouh je suis encore plus vilaine ^^)

          Il n’y a pas de quoi, c’est normal, quand même 😉 Et passe une bonne fin de week-end !

          Bisous !

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