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Réflexions

Reprendre les choses en main

« Reprendre les choses en main »… C’est un sujet qui a été évoqué il y a un peu plus d’un mois,  avec ma sœur et mon beau-frère, lorsqu’ils sont venus en Auvergne.
Je vous explique rapidement la situation : Alice et Sam ont tout du couple idéal. Ils sont tous les deux beaux, en bonne santé, généreux, très intelligents et doués. Ils excellent dans leurs jobs respectifs et gravissent les échelons à une vitesse hors du commun. Leur situation financière est enviable. Ils se sont mariés il y a un peu plus d’un an, après plusieurs années en concubinage, et commencent à réfléchir sérieusement à avoir un enfant. Et surtout, ils s’aiment plus que tout. Malgré quelques différences, ils se complètent et se comprennent. Ils sont vraiment faits l’un pour l’autre. Si je devais les décrire en deux mots, ce serait ceux-là : magnifiques, extraordinaires. Je les admire énormément.

 

Seulement, j’avoue que parfois…

Je les envie un peu. Pas dans le sens où je les jalouse. Je le suis très rarement et uniquement quand on me donne des raisons de l’être (en amour, par exemple, mais je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire). Je les envie dans le sens où ça me ramène à ma condition, à mes échecs personnels et professionnels.
Voyez-vous, ma vie actuelle (une situation qui duure, qui duuure haha) ne ressemble pas du tout à celle que je m’imaginais en sortant du lycée.

 

Et pourtant, tout avait bien commencé.

J’avais été prise à la fac que je voulais, j’avais de très bonnes notes (je faisais partie des dix premiers de ma promotion), j’arrivais à jongler entre travail et passions, j’avais pas mal d’amis, j’avais même trouvé « l’amour ». Et tout ça, malgré le peu de soutien (pour ne pas dire de l’hostilité envers la voie que j’avais choisie) que je recevais par des membres proches de ma famille . Puis je suis tombée brutalement malade. C’est devenu très difficile. J’ai quand même persévéré, ne serait-ce qu’au niveau des cours, au point de m’épuiser. Jusqu’au jour où j’ai dû aller voir l’assistante sociale de mon université qui m’a clairement fait comprendre que ça ne pouvait plus durer. Que je n’allais pas bien et qu’il valait mieux pour moi que je prenne une décision. Elle avait raison. J’ai donc décidé, après avoir mesuré ses conseils, de faire une pause.
Je m’en suis énormément voulu. Pour moi, c’était un sacré échec. Mais cette femme a bien fait de me pousser à me décider. Je fonçais droit dans le mur et, après réflexion, je pense que je commençais à faire un burn-out.
Photo trouvée sur Pixabay
C’est à partir de ce moment-là que tout a commencé à aller mal. Plus le temps passait, plus j’étais malade et moins je pouvais faire de choses. Sans parler de l’errance médicale qui n’a rien arrangé. Je suis tombée bien bas. Je vous épargnerai les détails (d’une part parce que je n’ai pas envie d’en parler sur un blog public, d’autre part, car je ne pense pas que vous soyez là pour lire « Les malheurs de Camille »).
Quoiqu’il en soit, à l’heure actuelle, les choses – bien qu’elles se soient améliorées petit à petit depuis deux ans – ne sont toujours pas au beau fixe. Mon couple est en crise. Au niveau professionnel, ça stagne. La santé… N’en parlons pas. Bref, je crois qu’il y a encore beaucoup d’efforts à faire haha ^^’

 

Et c’est alors…

…que nous avons cette fameuse discussion avec mon beau-frère, au sujet de ce que je compte faire. Ma réponse est simple. Je veux reprendre mes études, à distance cette fois-ci. Il est tout content pour moi, y compris lorsque je lui annonce la spécialité que j’ai choisie. Et c’est-là qu’il me pose la question qui tue : « Mais… Euh… Tu es sûre que c’est une bonne idée de t’engager dans cette voie ? Car ce n’est pas très stable. Tu dois déjà beaucoup travailler pour ton job de conseillère, est-ce que tu es sûre que tu ne vas pas encore te fatiguer pour pas grand chose ? (au risque de tout perdre encore une fois, quand ton corps te lâchera) Est-ce que tu es sûre que tu aimes suffisamment cette spécialité pour t’investir complètement dedans, sans rien lâcher en cours de route ? ».

 

Un manque de volonté ?

Oui, le soucis, c’est que dans ma famille (surtout du côté paternel), je suis réputée pour toujours commencer des trucs et ne pas les finir. Beaucoup de personnes pensent que c’est par manque de volonté. Il doit bien y avoir quelque chose comme ça, quand on y regarde bien. Mais comment avoir de la volonté quand ton corps lâche ? Que personne ne te croit ni ne croit en toi ? Qu’on te bourre d’antidépresseurs sous prétexte que tu as mal et qu’on n’arrive pas à poser de diagnostic ?
Je ne me cherche pas vraiment d’excuses à mes choix passés. Je pense juste que très peu de personnes pourraient supporter ce genre de situation et continuer malgré tout (ne serait-ce que physiquement parlant. Ne parlons pas de l’aspect psychologique). Personnellement, je ne suis pas exceptionnelle à ce point-là. Je suis juste humaine.
Il faut dire aussi que j’ai un gros défaut à ce niveau-là. À l’origine,  ce peut être une qualité, mais au final, ça devient plus compliqué. C’est-à-dire que je suis une personne assez « intense ». Je m’intéresse à plein de choses.  Et quand je me trouve un nouveau projet,  je m’enflamme,  je m’investis à fond. Dès qu’il se passe un événement négatif, je le combats de toutes mes forces,  jusqu’à ne plus en avoir. Et là, soit je fais une pause le temps de trouver une solution,  soit j’arrête complètement. Je ne sais pas si vous connaissez aussi ce genre de situation et le sentiment de défaite qui en découle. Ce sentiment qui vous fait perdre toute confiance en vous,  au point où la seule solution pour vous est de battre en retraite. De vous cacher au fin fond de votre grotte.

 

Un encouragement…

Bref,  Sam ne me posait pas cette question pour me décourager, bien au contraire. Il s’inquiétait juste de savoir si je prenais la bonne décision, cette fois-ci. Si je n’allais pas regretter mon choix au bout de quelques semaines,  car la voie que j’avais choisie ne correspondait pas à mes attentes ou n’était pas « adaptée », encore une fois.
C’est là qu’il m’a sorti cette phrase qu’on m’avait déjà dit plusieurs fois, mais qui n’avait pas fait mouche avant ce jour : « Il faut que tu arrêtes de tergiverser. Réfléchis bien à toutes tes possibilités et choisis une bonne fois pour toute. Mais cette fois-ci tiens t’en jusqu’au bout. Tu as nettement les capacités pour y arriver, quelle que soit la voie que tu choisis. L’essentiel, c’est que tu sois bien, que tu aimes ce que tu fais, que tu aies une possibilité d’évolution pour avoir des objectifs et éviter de te lasser ; et surtout que tu puisses avoir une situation financière suffisamment stable pour pouvoir réaliser tes rêves à côté. Voyager, par exemple. Reprends les choses en main. »

 

Trouver le moyen de réaliser ses rêves…

Nous avons par la suite parlé de toutes les choses que j’aimerais faire, si j’avais un travail me permettant de réaliser mes rêves. On en revient strictement à la même chose que ce que je voulais déjà faire à l’origine : reprendre mon apprentissage de la langue coréenne, voyager, écrire un maximum quelque soit le support… Mis à part pour écrire, j’ai besoin d’argent pour faire le reste, d’une manière ou d’une autre.

 

De bonnes nouvelles !

Après le départ de ma sœur et de son mari, je me suis mise à réfléchir longuement sur ce que je pourrais faire concrètement pour avoir suffisamment d’argent pour réaliser mes rêves. J’ai trouvé pas mal de solutions. Ça fait un mois que je prépare tout un dossier à présenter à Cap Emploi, pour voir si c’est faisable/finançable. Mon rendez-vous a lieu la semaine prochaine.
Et grande nouvelle, peut-être que je n’aurai pas besoin de Cap Emploi, au final. Il semblerait qu’une de mes candidatures spontanées ait enfin porté ses fruits. On m’a appelée hier pour me demander si j’étais toujours intéressée par le poste, car il y aurait une place de libre dès la rentrée 2017. J’ai un entretien d’embauche la semaine prochaine, si tout va bien. Je vous dirai comment ça s’est passé.
Photo trouvée sur Pixabay

 

Pour le moment, j’ai quelques questions pour vous : êtes-vous actuellement satisfait(e)s de votre vie ? Avez-vous réussi à atteindre vos objectifs ou êtes-vous sur le point de les réaliser ? Avez-vous aussi vécu des évènements qui vous ont mis à bas et fait perdre courage ? Comment avez-vous réussi à remonter la pente ?

 

En attendant vos réponses, mes chers spondylamis, je vous souhaite une très belle soirée.

 

À très bientôt 🙂
Rendez-vous sur Hellocoton !

3 commentaires

  • Anaël Blog

    Je suis d’accord avec toi, nous sommes humaines. Aucun mais. Il n’y a pas de mais. Je suis actuellement satisfaite de ma vie, même si j’ai connu un moment à vide dernièrement dans l’écriture : est-ce que je continue ? Pourquoi ? Comment ? Est-ce que ça me plaît ? Ca a duré quelques semaines, puis, j’ai compris que je ne pourrais pas m’en passer. Je m’étais découragée sur quelques commentaires négatifs qui font très mal (ils étaient limite agressifs) et hélas, ce n’était pas la première fois. Maintenant, je n’y prête plus attention et j’ai même poussé le bouchon en utilisant ces commentaires négatifs pour améliorer ma biographie d’auteur 😉 Pour remonter la pente, je dirais qu’il faut du temps pour assimiler, comprendre, se pardonner, apprendre à respecter son propre rythme, communiquer avec les autres (j’ai trois amis dans la vie réelle et dans la vie virtuelle qui me donnent toujours de très bons conseils) et surtout, il faut mener sa vie pour soi et pas pour les autres. Chercher à se plaire, pas chercher à plaire aux autres. Les challenges m’ont beaucoup aidé, d’ailleurs : faire quelque chose de nouveau, à mon rythme, selon mes disponibilités. Mes photos se sont améliorées grâce à Instagram. Je ne stresse plus pour l’écriture grâce à l’application dont je t’en ai parlé (et à ce propos, ça ne me paraît pas énorme d’écrire 3 romans avant novembre, car je vise des romans courts de 150 pages environ et seulement d’une cinquantaine pour le recueil de nouvelles). Bref, pour conclure, je dirais « apprends à connaître tes limites ». (Désolée pour le pavé mdr)

    • CamilleNugget

      Je comprends tout à fait tes doutes, je crois qu’il y a des périodes où, c’est triste, on n’y échappe pas. Heureusement, on finit toujours par comprendre que certaines choses sont vraiment essentielles pour nous et que quelque soit l’avis des autres, on s’en contrebalance.
      Les fameux commentaires dont tu parles, ça arrive tellement souvent, malheureusement. À moins qu’elles ne soient constructives, je crois qu’il faut essayer de passer outre les critiques négatives. Pour ça, tu as tout à fait raison. Et tu as bien détaillé le processus de « guérison », si on peut appeler ça comme ça. Tu fais bien d’ajouter l’importance de la communication. Quand ça va mal, beaucoup de personnes ont tendance à se renfermer, alors que la plupart du temps, il faudrait voir les personnes qui comptent le plus pour nous, s’aérer l’esprit et se recharger en amour et en positif.
      En tout cas, je te souhaite bon courage pour atteindre tes objectifs. Je suivrai tout ça de près 🙂
      Merci d’avoir partagé ton expérience et ne t’en fais pas pour le pavé hahaha J’adooore les pavés ^^

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